Le voyage d'une Québécoise partie à Cuba tourne très mal.

Cela ne s'est pas bien passé du tout.

Ayoye
Le voyage d'une Québécoise partie à Cuba tourne très mal.

Après avoir été déclarée positive à la COVID-19 la veille de son retour au Canada, une femme de Trois-Rivières a été envoyée en quarantaine à Cuba et dénonce les conditions où elle a dû poursuivre son séjour, rapporte TVA Nouvelles

Laurianne Gagné ne pensait pas que son premier voyage dans le sud virerait au cauchemar. C'est le 21 décembre qu'elle s'est rendue à Cayo Coco pour un voyage qui s'est déroulé sans problème... jusqu'à la veille de son retour où son résultat de test de dépistage lui a appris qu'elle avait attrapé la COVID-19. 

« Ils sont venus me chercher à la tombée de la nuit. Personne ne m’a rien dit, je n’ai eu aucune instruction et ils m’ont déposé en arrière d’un hôtel. J’avais vraiment peur », se souvient la jeune femme de 22 ans en entrevue à TVA Nouvelles. 

Elle a été amenée à un « hôpital hôtel » où faire sa quarantaine. Elle aurait ensuite demandé de l'aide de son représentant de Sunwing, sans jamais avoir de nouvelles. « Sur les six jours que j’ai été là, je n’ai pas été capable de lui parler. C’est fâchant parce qu’à mon arrivée le 21 décembre j’avais demandé ce qui se passerait si j’étais déclarée positive, et il m’avait répondu qu’il n’y avait pas de cas ici », a-t-elle dénoncé. 

Durant sa quarantaine, elle a dû partagé sa chambre avoir trois inconnues. Elle ajoute que sa nourriture était si mauvaise qu'elle a maigri de 5 livres durant sa quarantaine. Ainsi, elle devait manger des oeufs à la coque, des viandes froides, des pommes, du pain et des saucisses. Elle a également dû attendre deux jours avant de pouvoir se procurer du papier de toilette et du savon.

« Une chance que des voyageurs en quarantaine nous ont aidés sinon nous n’avions rien. On devait aussi garder les ordures dans la chambre pendant des jours », déplore-t-elle, en ajoutant s'être vu facturer des frais bidon de consultation médicale.

« Je connaissais les risques et je croyais que tout irait bien quand même. Je souhaite dire aux gens que ce n’est vraiment pas une bonne idée de voyager », dit-elle. 

« Ce sont des gens qui avaient réservé par internet et qui voulaient notre aide. Malheureusement, ils doivent s’en remettre à leur transporteur et c’est plus laborieux ces temps-ci », explique le vice-président de Voyages arc-en-ciel, Justin Bordeleau, à TVA Nouvelles. 

Cuba aurait finalement changé ses méthodes, après de nombreuses plaintes de voyageurs et des articles dans les journaux. « Les voyageurs peuvent maintenant demeurer dans le même complexe et des ailes "COVID-19" ont été emménagées. Ça va réduire le nombre de mauvaises expériences », a-t-il ajouté.